Défendre les droits des jummas

Toutes les actions de La Voix des Jummas (LVJ) sont sous-tendues par notre profond attachement à la préservation et au respect des droits humains.
Au cours des décennies qui précèdent ce deuxième millénaire, la grande communauté des Hommes s’est appliquée à rédiger, ratifier, signer, publier des textes fondamentaux qui avaient pour objectif de rendre notre monde meilleur, de sauvegarder l’intégrité de chaque être humain, quelles que soient son origine, sa religion, ses croyances, son appartenance ethnique, sa culture, en créant un cadre de droits et de devoirs universels. Si ce qui est mentionné dans ces textes était respecté par l’ensemble des états, nous pourrions vivre dans un monde de paix. Mais depuis toujours l’humain, qui devrait être au centre de tout, se trouve détrôné par des enjeux bien différents, enjeux politiques, financiers, religieux, de pouvoir. Dans de nombreuses régions du monde, ces enjeux se révèlent particulièrement inconciliables avec le respect des droits humains. Dans les Chittagong Hill Tracts, région convoitée du Bangladesh, ce sont les peuples jummas, ayant pourtant leurs racines sur ces terres, qui sont victimes, depuis plus de cinquante ans, de ces enjeux qui les dépassent.
LVJ a pour vocation, en vertu de ces textes fondamentaux qui régissent la communauté des humains, de faire respecter les droits de l’Homme dans cette région du monde.

Voici les principales actions que mène l’association :
•    Promouvoir les Droits de l’Homme à l’égard des peuples Jummas, notamment le droit à la vie, le droit à l’éducation et le droit au développement économique

Extrait de l’article premier de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones : Les peuples autochtones ont le droit, à titre collectif ou individuel, de jouir pleinement de l’ensemble des droits de l’homme et des libertés fondamentales reconnus par la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et le droit international relatif aux droits de l’homme.

Article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne.

Extrait de l’article 26 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
1.Toute personne a droit à l'éducation.

Article 22 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l'effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l'organisation et des ressources de chaque pays.

Extrait de l’article 23 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
1.    Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail

Article 23 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones :
Les peuples autochtones ont le droit de définir et d’élaborer des priorités et des stratégies en vue d’exercer leur droit au développement. En particulier, ils ont le droit d’être activement associés à l’élaboration et à la définition des programmes de santé, de logement et d’autres programmes économiques et sociaux les concernant, et, autant que possible, de les administrer par l’intermédiaire de leurs propres institutions.

Texte complet de la Déclaration universelle des droits de l’homme : http://www.un.org/fr/documents/udhr

•    Œuvrer pacifiquement pour que la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones soit appliquée.
La Déclaration affirme notamment que les peuples autochtones ont le droit à l'autodétermination interne et qu'en vertu de ce droit ils déterminent librement leur statut politique et recherchent librement leur développement économique, social et culturel. Elle dispose que les peuples autochtones ne peuvent être expulsés de leur terre. Qu'ils ont droit aux ressources naturelles situées sur leur terre. La Déclaration devient la référence de l'ONU pour le respect des droits des peuples autochtones ; elle permet d'évaluer l'attitude des États envers les peuples autochtones, mais n'est pas dotée d'effet contraignant en droit international.
La Déclaration fut validée par l'Assemblée Générale des Nations Unies à l'issue d'un vote le 13 septembre 2007 par 143 voix pour, 4 contre (États-Unis, Canada, Australie et Nouvelle-Zélande) et 11 abstentions (Colombie, Azerbaïdjan, Bangladesh, Géorgie, Burundi, Fédération de Russie, Samoa, Nigéria, Ukraine, Bhoutan et Kenya).
Texte complet de la Déclaration : http://www.un.org/esa/socdev/unpfii/documents/DRIPS_fr.pdf

•    Soutenir et aider les peuples Jummas dans leurs efforts pour survivre, pour sauvegarder leurs identités culturelles et religieuses

Article 8 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones :
1.Les autochtones, peuples et individus, ont le droit de ne pas subir d’assimilation forcée ou de destruction de leur culture.
2.Les États mettent en place des mécanismes de prévention et de réparation efficaces visant :
a)    Tout acte ayant pour but ou pour effet de priver les autochtones de leur intégrité en tant que peuples distincts, ou de leurs valeurs culturelles ou leur identité ethnique
b)    Tout acte ayant pour but ou pour effet de les déposséder de leurs terres, territoires ou ressources
c)    Toute forme de transfert forcé de population ayant pour but ou pour effet de violer ou d’éroder l’un quelconque de leurs droits
d)    Toute forme d’assimilation ou d’intégration forcée
e)    Toute forme de propagande dirigée contre eux dans le but d’encourager la discrimination raciale ou ethnique ou d’y inciter


Extrait de l’article 12 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones :
1.    Les peuples autochtones ont le droit de manifester, de pratiquer, de promouvoir et d’enseigner leurs traditions, coutumes et rites religieux et spirituels.

•    Mettre tout en œuvre auprès des autorités compétentes pour que la culture de l’impunité soit abolie dans les Chittagong Hill Tracts afin que tous les coupables des délits commis à l’encontre des populations autochtones soient arrêtés et jugés avec impartialité.

Article 8 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
Toute personne a droit à un recours effectif devant les juridictions nationales compétentes contre les actes violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus par la constitution ou par la loi.

Article 10 de la Déclaration universelle des droits de l’homme :
Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal indépendant et impartial, qui décidera, soit de ses droits et obligations, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle.

•    Faire respecter par le gouvernement du Bangladesh les accords des CHT signés en 1997.